Présentation revue JMM

Jeunes et Mineurs en Mobilité

Jóvenes y Menores en Movilidad

Young people and Children on the Move

Revue électronique en accès libre éditée par l‘Observatoire de la Migration des Mineurs

Laboratoire MIGRINTER- Université de Poitiers- CNRS

MSHS – Bâtiment A5 – 5, rue Théodore Lefebvre TSA 21103-

F-86073 Poitiers Cedex 9

Contact : Tél : +33 5 49 36 62 20

daniel.senovilla@univ-poitiers.fr

Directrice de la publication

Virginie Laval, Présidente de l’Université de Poitiers

Rédacteur en chef

Daniel Senovilla Hernández, IR CNRS, Migrinter

Comité de rédaction

William Berthomière, DR CNRS, Passages

Audrey Brosset, Responsable Pôle éditorial MSHS

Jean-Pierre Deschamps, Magistrat

Gilles Dubus. Documentaliste, Migrinter

Chabier Gimeno Monterde, Professeur en Sociologie et travail social, université de Saragosse

Philippe Lagrange, Professeur en Droit, Université de Poitiers

Guillaume Lardanchet, Directeur de Hors la Rue

Jean François Martini, juriste, GISTI

Lluis Peris Cancio, chercheur, Universita Sapienza Roma

Olivier Peyroux, Sociologue, Trajectoires

Sarah Przybyl, Docteur en Géographie, Migrinter

Marie-Françoise Valette, Enseignante chercheur en Droit, Université de Poitiers

Alexandra Vie, Docteure en Sociologie, HC-ECRAC

ISSN format électronique : 2492-5349

Périodicité : annuelle

Année de création : 2015

Présentation de la revue JMM- Jeunes et Mineurs en Mobilité

Le laboratoire MIGRINTER- UMR 7301 Université de Poitiers et CNRS- est devenu depuis quelques années un pôle de référence européen dans l’étude du phénomène de la migration indépendante de mineurs et jeunes, notamment suite à l’organisation de deux colloques internationaux (octobre 2007 et octobre 2012), et à la coordination et/ou participation à différents programmes de recherche nationaux et internationaux (PUCAFREU, MINAS, REMIV, Migration Positive, ADIMENA, MEM).

En janvier 2014, le lancement d’un Observatoire sur la Migration des Mineurs (OMM) se situe dans l’optique d’une consolidation et d’une évolution de la connaissance sur ce sujet. Trois axes de travail sont développés : (1) la réalisation d’actions de recherche, de valorisation et de diffusion des recherches existantes sur le thème de la migration des mineurs ; (2) la mise en œuvre d’actions de formation et sensibilisation de professionnels ou du grand public travaillant au contact direct ou indirect de cette population ; (3) l’animation d’un réseau d’experts à l’échelle européenne. 

Créée en 2015, avec une périodicité annuelle, Jeunes et Mineurs en Mobilité (JMM) est une revue accessible gratuitement et sans délai. Elle est éditée par l’Université de Poitiers (France) et est hébergée sur le site de l’OMM : https://o-m-m.org/index.php/category/jmm/

JMM est une revue académique qui souhaite créer des synergies entre le monde de la recherche scientifique, le monde professionnel et le grand public. . Qui plus est, l’équipe de rédaction veille à impliquer les jeunes migrants eux-mêmes dans l’élaboration des contenus de la revue. Dans la lignée de nos recherches passées et en cours, la parole (et autres moyens d’expression) des jeunes et des mineurs migrants occupent une place privilégiée au sein de cette revue (numéros 5 et 7 consacrées aux récits migratoires et textes de jeunes migrants).

Dossiers thématiques

Chaque numéro est coordonné par une ou plusieurs personnes soit par proposition à l’équipe de rédaction à partir d’un document présentant le contenu et l’intérêt du dossier soit, en occasions, sous forme d’invitation à des collègues dont les travaux sont particulièrement pertinents en lien avec la thématique du dossier retenu.

Après validation du projet de dossier et réception de la première version des articles, l’équipe de rédaction ainsi que le rédacteur en chef se chargent de distribuer les articles à deux relecteurs pour une évaluation scientifique (double aveugle). Les relecteurs sont généralement choisis dans le réseau des personnes coordinatrices du dossier. Après relecture, le responsable éditorial lit et annote également les articles qui sont ensuite retournés à leurs auteurs pour validation des propositions de corrections. Les articles revenus aux coordinateurs du numéro en ‘version 2’ sont à nouveau relus et corrigés par les relecteurs, puis par le rédacteur en chef et/ou coordinateurs du dossier publication.

Les langues de publication habituelles par ordre d’importance sont le français, l’espagnol et l’anglais. Certaines contributions ont été publiées en version bilingue (soit français-anglais soit français- espagnol). Exceptionnellement un article a été publié en version bilingue français – italien (numéro 4 – 2018).

Nous acceptons également des articles isolés sur le thème de la migration indépendante d’enfants et de jeunes qui sont alors placés dans une rubrique ‘Varia’, soit à la fin du dossier soit parfois intercalés avec les différentes parties du dossier. Lors du numéro 2 de la revue (2016), nous avons publié un numéro entièrement Varia. L’évaluation et relecture des articles des articles ‘varia’ suit la même procédure que les articles des dossiers thématiques.

Rubrique Paroles de Jeunes

Une des particularités de la revue JMM est d’intégrer des textes divers en provenance de jeunes et mineurs en situation de migration dans l’objectif de les impliquer au cœur de la réflexion dont ils font l’objet. Au-delà de notre volonté de faire entendre la parole des personnes qui n’ont pas habituellement de « voix », nous considérons que ces contributions sont particulièrement pertinentes et apportent des clés de compréhension et de connaissance sur différents aspects et temporalités de l’expérience migratoire qui sont présentés et expliqués avec les mots et perceptions des personnes protagonistes. Cette prise de position est donc épistémologique et se justifie par la richesse des récits et textes présentés.

La rubrique « Parole de Jeunes » intègre ces contributions sur différents formats (textes plus ou moins courts, transcription de morceaux de musique, podcast ou autres productions). Deux numéros (5 – 2019-2020 et 7- 2022) ont été exclusivement consacrés aux paroles de jeunes. Ces textes sont généralement sélectionnés et édités par le responsable éditorial qui cherche à préserver l’originalité du langage et des expressions utilisées par les personnes concernées.

RubriqueLu, Vu, Entendu

Loin de s’arrêter aux frontières académiques, la thématique des jeunes en migration suscite l’intérêt d’acteurs aux profils variés et aux productions protéiformes (romans, films de fiction, films documentaires, musique, reportages…). L’objectif de cette rubrique est de présenter et de rendre compte de celles qui retiennent l’attention du responsable éditorial ou des coordinateurs d’un dossier thématique.

Normas de presentación de las contribuciones

JMM nº10 – Adolescents maghrébins sans référents parentaux en situation de migration

Adolescents maghrébins sans référents parentaux en situation de migration

Coordonné par Daniel Senovilla Hernández, Manon Danger et Elisa Floristán Millán

Sommaire

Dossier partie 1

Adolescents maghrébins sans référents parentaux en situation de migration: des MNA comme les autres ? – Daniel Senovilla Hernández, Manon Danger, Elisa Floristán Millán

Adolescentes magrebíes sin referentes parentales en situación de migración : ¿son menores extranjeros no acompañados como los demás? – Daniel Senovilla Hernández, Manon Danger, Elisa Floristán Millán

Être en mouvement pour résister. Épreuves et expériences de jeunes Maghrébins illégalisés en Suisse – Mohamed-Walid Benyezzar

‘Buscarse la vida en Sebta’. Quotidien de (sur)vie des adolescents marocains dans l’enclave espagnol de Ceuta – Oriana Philippe

‘On ne peut pas savoir ce qu’on va faire demain’ – Le récit de Maliko – recueilli par Cédric Morère et illustré par Patrick Bonjour

Dossier partie 2

Emprise et exploitation : un autre regard sur les comportements délinquants chez les MNA – Olivier Peyroux, Fairouz Idbihi et Juliette Bobeau

Las niñas magrebíes que migran solas a Aragón – Alma Pilar Martín y Chabier Gimeno

‘Sortir du brouillard’ Le récit d’Idriss – recueilli par Cédric Morère et illustré par Patrick Bonjour

Hors Dossier

L’expérience scolaire des MNA en recours et jeunes majeurs non reconnus mineurs : une scolarité à l’épreuve des défis liés au refus de la prise en charge Khalif Traoré

Dossier partie 3 

La régularisation des ressortissants algériens victimes de traite des êtres humains : vide juridique ou trop-plein politique ? Manon Danger et Léa Loth

¿Qué significa Melilla? Un taller de dibujo en las calles de la ciudad fortaleza – Elisa Floristán Millán

‘Más allá del Ring’ – Un podcast de la Asociación Social Combativa 

Dossier partie 4

L’effectivité de la protection des mineurs étrangers non accompagnés dans le cadre de la politique migratoire marocaine – Oumaima Ramdani

‘La belle aventure artistique des jeunes du Prado’ Aboubacar, Alessio, Myriam, Sarah, Wissal et leur éducatrice Carole

Jeunes en exil, mineurs en lutte Une série podcast documentaire de Léna Chavanes

AAC – Colloque COJEMI  « Regards croisés sur/avec les jeunes migrants isolés : paroles, images et discours »

 Le projet COJEMI associé au MICA, MIGRINTER, Centre Emile Durkheim, SENS, EFTS, GRHAPES, l’association Intervalles organise à Bordeaux, du 17 au 19 juin 2026, le colloque international pluridisciplinaire : Regards croisés sur/avec les jeunes migrants isolés: paroles, images et discours

Veuillez trouver ci-dessous, en français, en anglais et en espagnol, l’appel à communications ouvert jusqu’au 9 janvier 2026.

Français: https://o-m-m.org/wp-content/uploads/2025/11/AAC-Colloque-COJEMI_francais.pdf

English: https://o-m-m.org/wp-content/uploads/2025/11/AAC-Colloque-COJEMI_anglais.pdf

Español: https://o-m-m.org/wp-content/uploads/2025/11/AAC-Colloque-COJEMI_espagnol.pdf

Film « Ce n’est pas facile » de Mohamed Koné

Film – ‘Ce n’est pas facile’ de Mohamed Koné

En avril 2024, Guillaume Coron, chercheur indépendant, entre en contact avec Mohamed Koné, migrant ivoirien qui se trouve avec son fils Sayd – âgé alors de 2 ans – dans la ville de Sfax en Tunisie. Dans un climat hostile envers les migrants sous-sahariens, Mohamed et Sayd se voient obligés de déménager dans les oliveraies en périphérie de la ville. Mohamed commence à documenter avec son téléphone portable les conditions de vie bien précaires des plusieurs milliers de personnes migrantes qui se trouvent dans ce camps improvisés. Une compilation de ces images et du témoignage de Mohamed constitue les contenus de ce vidéo. Actuellement Mohamed et Sayd sont à nouveau en Côte d’Ivoire. Après des longs mois de difficultés ils ont décidé d’accepter une aide au retour « volontaire » de l’Organisation Internationale des Migrations. Leur nouvelle reste à construire.

Une cagnotte a été organisée pour les soutenir. Le montant de vos contributions (hors commission de la plateforme) les sera transféré intégralement. Vous pouvez y accéder dans le lien suivant : https://www.onparticipe.fr/c/pasfacile

‘À moi, vivant invisible’ d’Alhouseine Diallo

Livre – ‘À moi, vivant invisible’ d’Alhouseine Diallo

Marie Cosnay et Daniel Senovilla Hernández ont le plaisir de partager le livre d’Alhouseine Diallo « À moi, vivant invisible », illustré par Patrick Bonjour, et publié avec le soutien du laboratoire Migrinter et de l’Observatoire de la Migration de Mineurs.

https://o-m-m.org/wp-content/uploads/2024/09/Alhousine-Diallo-A-moi-vivant-invisible-web.pdf

Format EPUB : https://drive.google.com/file/d/1Zce7vaDwQ-vB_cET516cS-BXYNMTH3eT/view?usp=drive_link

Près de sept ans après son arrivée en Europe, Alhouseine Diallo continue de lutter pour reconstruire une vie digne. Avec un style direct mais aussi une grande précision dans les détails, son écriture est particulièrement révélatrice de la souffrance et de l’exclusion générées par l’application des normes européennes de gestion des migrations contemporaines.

S’agissant d’un livre en libre accès, l’auteur ne perçoit pas de droits d’auteur. Nous invitons donc les lecteurs à faire un don pour le soutenir. Le montant total (hormis la commission de la plateforme) sera collecté par l’auteur.

https://www.onparticipe.fr/c/7b6E1qmghttps://www.onparticipe.fr/c/7b6E1qmg

En vous souhaitant une bonne lecture !

 

‘Mi Vida – Mon Combat’ de Soiyarta Attoumani

Livre – ‘Mi Vida – Mon Combat’ de Soiyarta Attoumani

MI VIDA est l’histoire d’une petite fille, Soiyarta qui a grandi sur l’île d’Anjouan au cœur de l’archipel des Comores. Une enfance heureuse dans son village, entourée de toute sa famille et une vie rythmée par des traditions et rites ancestraux. Scolarisée jusqu’en CP2, sa vie et celle de sa famille sont brutalement bouleversées par une maladie qui la conduit à Mayotte pour y être suivie médicalement. Soiyarta, toujours souriante grâce à la force de son enfance et au soutien de ses parents, entame alors son plus grand combat.  Avancer, se battre pour vivre comme une jeune fille de son âge. Aujourd’hui c’est en chaise roulante qu’elle sillonne l’île de Mayotte avec son papa. Par son récit d’une force contagieuse, elle nous pousse à réfléchir sur les maux de nos vies.

Publié en 2022 dans le cadre du projet Migration Positive par l’Observatoire de la Migration de Mineurs du laboratoire Migrinter (UMR 7301- CNRS- Université de Poitiers) avec le soutien financier du programme CPER INSECT piloté par la MSHS de Poitiers, Mi Vida- Mon Combat est le première livre de l’auteure comorienne, Soiyarta Attoumani.

Mi Vida est disponible en téléchargement sur le lien suivant : https://o-m-m.org/wp-content/uploads/2022/12/Mi-vida-version-impression-def.pdf

Une vidéo de présentation du parcours de Soiyarta et de son livre est disponible sur notre chaïne Youtube Migration Positive : https://youtu.be/5dNDK_Mc7oc

Livres publiés « Ces récits qui viennent »

Livres publiés « Ces récits qui viennent »

Nº 1 – « CHEZ MOI OU PRESQUE » de STEPHEN NGATCHEU

« Après vingt-deux heures d’une navigation abominable, le zodiac, en surcharge, chavire : ainsi quarante personnes vont perdre la vie dans les vagues. Mes derniers souvenirs d’eux seront leurs cris de détresse, la peur sur leurs visages puis les corps qui flottaient sur l’eau. Il est trois heures du matin, nous ne sommes plus que douze, de toutes nationalités et de religions confondues, livrés à nous-mêmes. Aucune embarcation à l’horizon. Il reste quatre femmes, trois enfants et cinq hommes jeunes. »

Stephen Ngatcheu a écrit une sorte d’épopée maigre pour dire la mer, la nuit, les forêts. Il ne raconte pas pour informer, pour communiquer ou pour convaincre, il n’écrit pas pour répondre à des questions ni pour répondre de sa vulnérabilité. Il transmet et il créé. Il écrit comme on écrit, pour vivre plus grand. Odes à la terre d’Afrique, récits d’épreuves initiatiques. Déceptions d’après. Exaltation du trajet, de la vie qui va, de la littérature.

L’auteur

Né au Cameroun, Stephen Ngatcheu a fait un long voyage avant de s’installer à Chambéry où il suit un apprentissage, excelle au rugby, et où il écrit des textes littéraires et poétiques. Chez moi ou presque… est son premier récit, il y propose une recréation de son parcours d’exil, des réflexions sur ses pays, celui qu’il a quitté et celui dans lequel il est arrivé.

Disponible sur http://www.dacres.fr/livre_chez_moi_ou_presque.html 

Nº 2 – « UN SUR MILLE » de MOUHAMED SANOUSSY FADIGA

On   voulait   tous   devenir   footballeur   professionnel.   […]  Alex « Ronaldinho », Omar « Araba » (fais-le ! en soussou), Omar Savane « Taribo », Mamadi « Snake », Mamadi « Zidane », Kolo « Yinnè » (esprit surnaturel en soussou), Lincoln « Yali-Yali », Omar « Kluivert », Solo « Sinto », Laso « Sola », Tonio « Toni », et Momo « Sétaré » (pauvre en soussou), ceux-là ils sont morts…

D’autres sont aujourd’hui en route vers la mer pour traverser et rejoindre l’Europe.

L’auteur raconte son parcours extraordinaire, de sa vie de « préféré » en Guinée au Sénégal, de fêtes en entraînements, de deuils en aventures amoureuses, de Dakar à Marseille, de Marseille au plateau Matheysin, en Isère. Il mêle à sa narration, jamais complaisante, ses réflexions sur ce monde où violences et solidarités s’entremêlent, qu’il observe en luttant pour le traverser, et l’habiter.

L’auteur

Né en 1998 en Guinée Conackry, Mouhamed  Sanoussy  Fadiga, aussi connu sous le surnom de Bassékou, descend de l’avion à Marignane le jour de ses dix-huit ans. Personne ne l’attend, mais il est là pour devenir footballeur en Europe. Un sur Mille, qui retrace son parcours, constitue sa première expérience littéraire.

Disponible sur http://www.dacres.fr/livre_un_sur_mille.html

Nº 3 – « SUR LE CHEMIN DE SES RÊVES » de BABA FOTSO TOUKAM JUNIOR, accompagné de CLAIRE CLOUET

Avec cinq amis de ma classe, nous avons décidé de former une famille. Chacun avait choisi son propre nom, que nous seuls connaissions et aimions. Tchakarias, parce que ses jambes étaient très longues. Tchoubam, qui en réalité s’appelle Tchouba mais il suffisait d’augmenter un « m » pour que cela signifie « viande » en bamiléké, une des langues du Cameroun. Woloso beau regard, parce qu’il avait de très longues oreilles mais qu’il était mignon malgré tout. (…) Tchougangalan, qui en réalité était Tchougan mais augmenté de « galan », parce que son nom faisait le bruit du couvercle d’une marmite qui tombe : gan galan galan galan galan… Faites cette expérience chez vous : jetez un couvercle au sol et écoutez le bruit, gan galan galan galan… »
En nous racontant avec ses mots et ses dictons son expérience de vie, le livre de Baba Fotso Toukam Junior, accompagné par Claire Clouet, nous offre un portrait d’une enfance en Afrique entre insouciance et besoin de survie, un départ non programmé vers l’inconnu de l’exil et les nombreuses épreuves d’un parcours migratoire où l’auteur met à son profit ses ressources et son intuition pour arriver au bout du chemin de ses rêves.

 L’auteur

Né en 1997 à Douala au Cameroun, Baba Fotso Toukam Junior, aussi connu sous le nom de Luciano Tanger 997, a voyagé jusqu’en Espagne. Il réside désormais à Saint-Sébastien (Donosti), au Pays basque. Il a trouvé refuge auprès de la reine mère Txantxarreka qui lui a offert de monter sur scène pour la première fois. Sur le chemin de ses rêves est son premier récit. Il retrace son aventure du Cameroun jusqu’en Europe.

 Disponible sur http://www.dacres.fr/livre_sur_le_chemin_de_ses_reves.html 

Nº 4- « LES HÉROS DU QUOTIDIEN » de DENIS MVOGO

Passager de l’automobile, j’admirais le paysage désertique à travers les vitres sales, éclaboussées, de la vieille voiture. Bandes de poussières collées et asséchées, si sales que je doutais que même des années auparavant, la pluie les ait effleurées. Des huttes en pailles plantées çà et là le long des sentiers sablés, jalonnés d’arbustes presque moribonds sous la canicule saharienne. Il faisait une chaleur à vous brûler les cheveux, le ciel d’un bleu limpide projetait de son éclat les rayons lumineux du soleil brûlant de l’après-midi, nous étions en pleine traversée du territoire des Touaregs.

Les Héros du quotidien de Dennis Kamerun est un texte écrit après une aventure, après un voyage interdit, c’est un texte de témoin, c’est le texte témoin d’un monde, celui des espaces qu’on franchit alors qu’ils sont infranchissables. C’est un texte halluciné et fabuleux, un texte rescapé.

L’auteur

Né en 1982 à Zébédé au Cameroun, Denis Mvogo, alias Dennis Kamerun, quitte le village qui l’a vu naître à seulement huit ans. À dix ans, il devient pour la première fois locataire alors qu’il fait ses premiers pas au collège. Très tôt il prend goût à l’aventure et sillonne, pendant qu’il est encore élève, plusieurs régions du Cameroun. Il est issu d’une lignée de griots, passionné de Kãmssi, musique griotique du pays Eton dans la région du centre. Il est l’héritier de cette musique ancestrale, après le décès de son mentor et jeune oncle homonyme. Après les échauffourées qui aboutirent à la grande déportation de Melilla en 2005, sa passion pour l’aventure s’intensifie. Il quitte son pays en janvier 2007 et se lance dans une aventure qui le mène tour à tour en Afrique de l’Ouest, au Maghreb et dans l’enclave espagnole de Melilla. C’est à Abidjan, où il est toujours, qu’il créera l’ONG Across the world, avec pour objet la sensibilisation des jeunes sur les risques et les enjeux de la migration.

 Disponible sur http://www.dacres.fr/livre_les_heros_du_quotidien.html

Son ‘Y a du bon, y a du mauvais’

Musique – ‘Y a du bon, y a du mauvais’

Nous avons le plaisir de vous partager la vidéo du son ‘Y a du bon, y a du mauvais’, produit dans le cadre du projet MEM, Messages sur l’Expérience Migratoire, une collaboration entre Migrinter-OMM, la Maison des Trois Quartiers- pôle REMIV et l’association Accross the World basée à Adbijan. Le projet a été initialement soutenu par le programme CPER INSECT porté par la Maison de Sciences de l’Homme et de la Société de Poitiers.


Le texte de la chanson est issu d’une série d’ateliers d’écriture organisés auprès de jeunes migrants à Poitiers par Syriane Guérineau et Berenger Guei, étudiants du Master Migrations Internationales de l’Université de Poitiers sous la coordination de Daniel Senovilla. D’autres jeunes migrants de notre réseau basés sur d’autres territoires ont contribué aussi avec différentes paroles et idées à ce projet collectif.

La mise en musique du texte, avec quelques adaptations, a été réalisé par l’association Young Revolution 86, crée aussi par un groupe de jeunes migrants basés à Poitiers. 

Les paroles représentent donc les voix et opinions des jeunes migrants qui ont souhaité librement participer à ce projet. Dans aucun cas, les porteurs du projet ne se positionnent pas sur les messages et contenus transmis dans ce texte

Les voix principales sont de Joseph Mangangu (chant) et Noir Coeur (slam). Les voix secondaires sont de Syriane Guérineau et Lucia Senovilla–Lesrel

La conception, édition et mastering ont été assurés par Alpha.

Bonne écoute à vous !

Y A DU BON, Y A DU MAUVAIS

Production musicale : Alpha Records- Young Revolution 86

Chant : Joseph Mangungu

Slam : Noir Cœur

Chores- Syriane Guerineau et Lucia Senovilla—Lesrel

Projet MEM- Messages sur l’Expérience Migratoire

Projet coordonné par l’Observatoire de la Migration de Mineurs (UMR Migrinter)

en collaboration avec la Maison des Trois Quartiers de Poitiers (Pôle REMIV)

et Dennis Kamerun – Association Across the World (Abidjan)

Sur le bruit des balles tu es parti de ton pays

Sur le coup de la famine, ta famille tu l’as quitté

Avec un avenir sombre et incertain chez toi, personne ne veut rester

Dans un pays dictatorial où il n’y a aucune opportunité

Parfois les seules solutions sont de fuir

Ou encore rester et subir

Ou bien risquer et survivre

Même si je ne l’encourage pas,

Je sais qu’il est très difficile de faire ce choix

De risquer sa vie en prenant cette voie

De partir en laissant ceux que l’on aime sans voix

Toute la famille compte sur toi, mais personne n’est sûre de ton arrivée

D’une vie meilleure que tu as toujours rêvé

Je te parle, tu ne m’écoutes pas

Je raconte mais tu ne me crois pas

Tu veux croire en ma réussite

Mais regarde au-delà du mythe

Y a du bon, Y a du mauvais

Mauvais

C’est toujours mieux de rester positif chez nous

Travailler dur pour avoir plus de pain sur la table

Malgré les conditions parfois insupportables

Au lieu de parcourir des milliers de kilomètres

Entre souffrance et peine

Entre regret et désespoir

Il vaut mieux rester chez soi et se battre

Car la vie c’est la patiente

En Afrique comme en Europe

A ceux qui sont encore en Afrique et rêvent de prendre le désert

Ou encore la Méditerranée pour joindre l’Europe

Sachez que c’est un parcours très risqué

C’est un chemin terrifiant et horrible

Ceci n’est pas pour vous décourager

Plutôt un conseil de frère pour vous sensibiliser

Je ne veux pas que vous vous retrouviez dans la même situation que moi

Ou encore celle de beaucoup d’autres frères migrants

A ceux qui veulent venir pour des études ou encore des vacances

C’est bien de penser à retourner

Car notre continent a besoin de ses enfants

Pour son évolution et son développement

Je te parle, tu ne m’écoutes pas

Je raconte mais tu ne me crois pas

Tu veux croire en ma réussite

Mais regarde au-delà du mythe

Y a du bon, Y a du mauvais

Mauvais

Oui Joseph, y a du bon et du mauvais

Si tu savais, ici j’ai passé des nuits dans la rue à dormir sur le pavé

Tout comme moi beaucoup sont victimes du racisme et de discrimination

Vivre sans réelle destination, sans-papiers ta vie est toujours en dégradation

Eviter la police pour être loin des expulsions

Bien qu’il y ait des associations qui aident

Mais pour tes attentes leur aide n’aide pas suffisamment

On veut tous réussir

Malheureusement chacun vit individuellement

Tu rencontreras des personnes sociables, gentilles et aimables

Mais aussi des personnes dont de ta situation elles seront insensibles

Sache que pour que ta vie change

Tu resteras le seul responsable

Je te parle, tu ne m’écoutes pas

Je raconte mais tu ne me crois pas

Tu veux croire en ma réussite

Mais regarde au-delà du mythe

Y a du bon, Y a du mauvais

Mauvais

Alpha Records- Migrinter-OMM, 2022

(*) Les paroles de cette chanson sont issues des plusieurs ateliers d’écriture organisés auprès de jeunes migrants à Poitiers en 2022 par Syriane Guérineau, Berenger Guei et Daniel Senovilla. Le texte a été ensuite adapté par l’association Alpha Records afin de la production musicale.

Les paroles représentent donc les voix et opinions des jeunes migrants qui ont souhaité librement participer à ce projet. Les porteurs du projet ne se positionnent pas sur les messages et contenus transmis dans ce texte.

JMM 7- Paroles de Jeunes- Les récits d’Ismaël et Wisdom

JMM 7- Paroles de Jeunes- Les récits d’Ismaël et Wisdom

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du numéro 7 de la revue Jeunes et Mineurs en Mobilité, coordonné par Cédric Morère et Daniel Senovilla, et consacré à la publication de deux récits de jeunes migrants: Ismaël et Wisdom.

Le numéro est téléchargeable en integralité sur le lien suivant : https://o-m-m.org/wp-content/uploads/2023/10/JMM-Paroles-de-Jeunes-version-impression.pdf

Bonne lecture !